La digestion est un ensemble de processus complexes qui permettent la décomposition des aliments ingérés en éléments simples que l’intestin sera capable d’absorber.
Il est possible d’en optimiser les différentes étapes, c’est ce que nous allons voir maintenant.
Cadre et contexte
1- Le cadre du repas
Avant même de parler d’aliments, intéressons nous au cadre dans lequel le repas sera prit.
Il est important que ce cadre soit calme, propice à la détente. Pas d’écrans, pas de chaînes d’infos en fond sonore.
Il est recommandé d’éviter les contextes stressants pour manger.
2- L’état intérieur
Pour que le repas et la digestion se déroulent des les meilleures conditions, ils est important d’être dans un état d’esprit calme, apaisé.
Le stress, l’angoisse, et la rumination ne sont pas invités à table.
On évitera également les conversations à forte charge émotionnelle, les sujets polémiques, etc.
Il est vrai que l’on a tendance à manger nos émotions, et selon notre état intérieur, on peut être amené à manger plus, ou à se permettre des écarts. Au final c’est notre bien être qui se retrouve impacté, et, nos émotions, n’ayant pas reçu une réponse appropriée, continueront de nous tourmenter une fois l’anesthésie de la nourriture dissipée.
Ce qui rend ces deux points essentiels, c’est le fait que le stress, la tension nerveuse, l’agitation mentale ou la distraction (écrans) mettent le corps en mode alerte et activent la branche sympathique du système nerveux autonome.
Hors c’est celle du mode action, qui prépare l’organisme à lutter ou à fuir, pour survivre.
Contexte absolument défavorable pour la digestion, qui est sous l’égide de la branche parasympathique.
Les deux branches, sympathique et parasympathique ne pouvant dominer en même temps, le corps fait toujours le choix de la survie à court terme, et c’est donc le système nerveux sympathique qui prend le dessus, au détriment de la digestion, (de la récupération, des processus d’auto-guérison).
C’est pour cela que je conseille à la plupart de mes clients de pratiquer la cohérence cardiaque, 3 à 5 minutes, avant chacun de leur repas. Cela permet de rééquilibrer les branches sympathique et parasympathique du système nerveux autonome. Et donc d’apporter un état favorable à la digestion.
Il est également possible, lorsque l’on mange chez soi, de dédier une zone spécifique à la prise du repas, ou vous serez au calme.
Vous pouvez mettre une musique douce en fond sonore, allumer des bougies ou tamiser la lumière, etc. L’idée est de créer un rituel personnel et apaisant autour de la prise des repas. Pousser un soupir de contentement lorsque vous prenez place à table est un bon signe.
3- Zoom sur l’émotionnel

L’impact de nos émotions sur notre physiologie est souvent sous-estimé. En effet cela n’est pas forcément flagrant, c’est très subjectif, et aucune étude scientifique n’a été réalisée sur le sujet, qui ne rentre pas dans le cadre de la science classique.
Pourtant leurs effets sont bien réels et nous sommes nombreux à en faire les frais, même si cela n’est pas toujours conscientisé.
Par exemple :
Angoisse → sensation de blocage ou d’écrasement au niveau du plexus solaire → souffle coupé, perte d’appétit, etc.
Si vous présentez des troubles digestifs, alors il serait avantageux de creuser cette piste là, ce qui permettra a minima un mieux être par une meilleure compréhension de ses émotions, et pourra même régler certains problèmes digestifs.
Repas et digestion
1- La bouche
C’est là que les dents, par la mastication, réalisent un broyage mécanique des aliments. Cette étape est cruciale, car c’est la seule de tout le processus de digestion qui permette cela.
Si elle est négligée, c’est le reste du système digestif qui va ramer pour rattraper cela, et ce ne sera jamais véritablement le cas.
La salive joue un rôle particulièrement important, par sa fonction antibactérienne, et par la présence d’amylase salivaire (ptyaline) qui va commencer à découper les sucres complexes.
Je recommande de s’inspirer de l’adage qui dit propose de « boire sa nourriture et mastiquer ses boissons (notamment les jus de légumes) ».
Cela donne une idée de la durée de mastication qu’il est possible d’effectuer (sans forcément aller aussi loin).
Dans tout les cas, il est bon de s’habituer à l’idée d’avaler les aliments sous forme de purée, de bouillie, et non de morceaux entiers.
Voici quelques astuces pratiques :
– Reposer sa fourchette (cuiller/baguettes) après chaque bouchée.
– Mastiquer jusqu’à réduire les aliments à l’état liquide/de purée.
– Après avoir dégluti, prendre une profonde inspiration.
– A ce moment là seulement, reprendre sa fourchette et recommencer.
Cela peut être contraignant au départ, mais les bénéfices que l’on en retire justifient largement de faire un effort, jusqu’à en prendre l’habitude.
De plus, la fait de garder un aliment en bouche pour le mastiquer longuement permet d’en apprécier d’avantage la saveur.
Le fait de manger lentement présente aussi l’avantage de faire arriver la satiété en cours de repas, et non pas plusieurs minutes après.
La conséquence directe est que l’on va moins manger, et être d’avantage à l’écoute des besoins de notre corps. Un point crucial concernant la santé globale.
2- Estomac
Après avoir traversé l’œsophage, les aliments arrivent dans l’estomac. Ici c’est l’acidité qui règne en maître. Elle est indispensable à l’activation des enzymes qui vont découper les protéines.
Le niveau d’acidité de l’estomac est important pour d’autres raisons. Premièrement, il permet de neutraliser les germes, bactéries, levures et autres, qui se trouvent sur notre nourriture.
Cette acidité contrôle également le microbiote de l’estomac, empêchant les micro-organismes indésirables de s’y installer, et régulant les populations résidentes.
C’est la cause principale de reflux gastriques et autre brûlures d’estomac. Non pas un excès d’acidité, mais une insuffisance, qui permet à des bactéries pathogènes de se multiplier et de causer des désagréments : production de gaz et autres toxines, dysfonctionnement du sphincter gastro-œsophagien (entre l’estomac et l’œsophage), voire paralysie l’estomac.
Les cas d’excès d’acidité sont plus rares, et les causes en sont généralement le stress, couplé à une consommation importante d’alcool, de chocolat, de café et de sucre. Le tout étant souvent associé à une déminéralisation, qui ne permet plus à l’estomac de se protéger de sa propre acidité.
Et troisièmement, l’acidité du bol digestif qui quitte l’estomac va déclencher l’arrivée des sucs digestifs en provenance du pancréas et de la bile, depuis la vésicule biliaire.
Une acidité insuffisante aura pour conséquence une faible sécrétions de ces sucs qui jouent un rôle crucial dans la digestion.
Vouloir digérer sans bile et sans le suc pancréatique, c’est comme essayer de scier une poutre en chêne avec un couteau en plastique. Impossible.
Prendre soin de son estomac :
Il est donc essentiel que l’estomac produise une quantité d’acide suffisante.
Voici quelques astuces pour élever le niveau d’acidité gastrique :
– Boire une cuiller à soupe de vinaigre de cidre (bio et non pasteurisé), diluée dans de l’eau, 15 minutes avant le repas.
– Boire un peu de jus de choucroute crue (ou autre jus lactofermenté non pasteurisé), 15 minutes avant le repas. Les quantités sont propre à chacun, ce jus étant également un aliment probiotique qu’il est conseillé d’introduire graduellement.
– Consommer de la choucroute crue avec le repas
– Consommer une tasse de bouillon de viande avant le repas.
– Consommer régulièrement des protéines animales de qualité.
Il est également conseillé de jouer sur le plan de la minéralisation, qui permet à l’estomac de pouvoir se protéger contre l’acide qu’il produit.
Pour cela les jus de légumes maison sont particulièrement efficaces.
Adopter une alimentation riche en produits nutritionnellement denses : plantes sauvages, algues, graines germées, oléagineux trempés, viande, œufs, kéfir de lait cru, poisson, abats.
Veiller également à ses apports en protéines et graisses, nutriments essentiels au bon fonctionnement de l’organisme.
3- Foie et bile

Le foie produit la bile qui est stockée dans la vésicule biliaire. Lors d’un repas comportant du gras (des lipides), la vésicule va se contracter pour envoyer la bile dans l’intestin.
La bile permet d’émulsifier, c’est à dire de séparer en micro-gouttelettes, les graisses, pour qu’elles puissent être correctement découpées par les enzymes pancréatiques.
Elle participe aussi à l’assimilation des vitamines liposolubles (solubles dans le gras) A, D, E et K ainsi qu’à la régulation du microbiote intestinal.
Un autre (encore!) de ses rôles fondamentaux est l’élimination d’une partie des toxines du foie. En effet, le foie neutralise une grande partie des toxines présentes dans l’organisme. Certaines d’entre elles sont encapsulées et envoyées dans la bile, afin d’être relâchées dans l’intestin lors du prochain repas, puis d’être éliminées avec les prochaines selles.
Si l’on ne consomme pas assez de graisses, la vidange de la vésicule ne se fait pas assez souvent, ou pas entièrement, et les toxines vont stagner, s’agglomérant entre elles ou avec du calcium, formant ce que l’on appelle des calculs biliaires.
En parallèle, un écoulement de bile insuffisant peut participer à une mauvaise absorption des vitamines liposolubles, un transit plus lent et une régulation du microbiote moins efficace (qui a parlé de dysbiose ?).
La production de bile peut aussi être limitée si le foie est en souffrance, très sollicité par une autre source de toxines (alcool, glucides transformés…) ou par l’émotionnel (colère, revanche…).
La présence de calculs peut également obstruer le canal par lequel la bile s’écoule et en diminuer le débit, voire le bloquer complètement.
Soigner son foie
La première astuce pour prendre soin de son foie, et la plus facile en mettre en œuvre, est l’activité physique. Cela peut aller de la marche ou des activités ménagères, du jardinage, jusqu’à une séance de sport intense, chacun faisant ce qui est adapté à sa condition physique.
En augmentant le débit sanguin général, l’activité physique permet de faire passer d’avantage de sang dans le foie, et donc d’emporter une part plus importante des toxines que le foie a neutralisé (tout ne va pas dans la bile).
La chaleur, comme un bain chaud, ou une bouillotte placée au niveau du foie, permet aussi d’activer la circulation dans cette zone et de soulager cet organe.
On peut aussi opter pour le cataplasme à l’huile de ricin, additionné d’une bouillotte, pour activer d’avantage le système immunitaire.
La respiration ample, qui descend jusque dans le bas ventre, permet au diaphragme d’effectuer un massage doux des viscères, et donc du foie qui se trouve juste en dessous. Cela participe à améliorer la circulation des fluides (sang et lymphe) dans cette zone, et donc le drainage des toxines.
La respiration d’amplitude complète permet en outre d’activer l’émonctoire poumons, d’évacuer les tensions nerveuses et de mieux oxygéner l’organisme.
Se faire de la bile
Il est important d’avoir une quantité de graisses (voir article : les bons gras) suffisante à chacun de nos repas, non seulement pour des raisons nutritives, mais aussi pour déclencher la sécrétion de la bile par la vésicule.
Si vous aviez pris la mauvaise habitude de faire la chasse au gras dans vos assiettes, alors il sera important d’en rajouter de manière progressive, afin que votre organisme se réhabitue en douceur à le digérer correctement.
D’autre part, la bile étant constitué de lipides et de protéines, il faudra également veiller à en consommer suffisamment.
Calculs
La présence avérée de calculs biliaires demande une approche plus prudente. La protocoles classiques de nettoyage du foie à coup de litres de jus de pomme et de grandes quantités d’huile d’olive, ou encore les purges diverses sont fortement déconseillées. Les risques d’aggravation sont réels.
En tout premier lieu il est recommandé d’exclure de son alimentation les produits industriels, les huiles raffinées, les laitages du commerce (produits industriels transformés) ainsi que diminuer fortement, voire supprimer les féculents (ou sucres complexes).
L’augmentation de la part des graisses dans les repas devra être très progressive et il sera important de veiller au signe d’un mauvaise digestion du gras.
Les signes d’une mauvaise digestion du gras sont les suivants :
– nausée lors du repas
– selles grasses, luisantes ou flottantes
– selles molles dans les quelques heures suivant le repas (le gras non digéré accélère le transit)
– selles très claires (production de bile insuffisante)
La consommation de jus de fruits et légumes maison ainsi que de crudités, si elles sont tolérées, va aider l’organisme à dissoudre progressivement les calculs, jusqu’à ce que le corps décide, de lui même, de les évacuer.
Le passage d’un calcul dans le canal biliaire peut être douloureux, mais c’est le signe qu’il est évacué. Inutile dans ce cas de vous précipiter aux urgences (risque d’ablation de la vésicule pour rien).
Il existe également des techniques d’auto-massage permettant d’aider la vésicule à se vider. Vous en trouverez un exemple dans la vidéo suivante : https://www.youtube.com/shorts/6cwqHRW3oP8
4- Le pancréas
Connu pour son rôle essentiel de production de l’insuline, hormone faisant baisser la glycémie (taux de sucre dans le sang), le pancréas produit également des puissantes enzymes digestives. Elles découpent les sucres complexes (processus normalement initié dans la bouche), les graisses (émulsifiées par la bile) et complètent la dégradation des protéines (qui a commencé dans l’estomac).
Un détail rarement mentionné est le fait que ces enzymes sont produites sous forme inactive, pour la simple raison que si elles étaient fonctionnelles, elles attaqueraient les tissus du pancréas (les enzymes sont des chaînes protéiques fonctionnelles qui n’ont pas de cerveau).
Elles sont activées par une autre enzyme, produite par les cellules de la paroi intestinale (les entérocytes).
Vous comprenez ainsi pourquoi l’intégrité de la muqueuse intestinale influence directement la qualité de la digestion. Intégrité directement liée à l’état du microbiote.
Le suc pancréatique, contenant les enzymes digestives et une solutions alcaline (chargée de neutraliser l’acidité de l’estomac), sont déversée dans l’intestin par un canal qui fusionne avec le canal biliaire.
Le pancréas peut présenter des faiblesses pour diverses raisons.
Premièrement, cela peut être lié à un état d’épuisement général, en particulier au niveau de la thyroïde (hypothyroïdie, auto-immune ou non).
Cela peut également provenir de diverses carences, tant en macro-nutriments (protéines ou lipides) qu’en micronutriments (vitamines, minéraux, etc.).
La dimension émotionnelle à aussi sont mot à dire ici. Le pancréas est souvent relié à la douceur, et en particulier à la capacité d’accepter d’en recevoir, de s’offrir de la douceur, d’accepter un cadeau ou un compliment.
Dans le chapitre sur l’estomac, il a été question du rôle de l’acidité gastrique dans la libération du suc pancréatique. Si cette acidité est trop faible, le pancréas ne pourra pas déverser l’intégralité de son suc, et une partie va rester dans l’organe. Cela peut causer des calculs, qui entraveront le passage et favoriseront la stagnation de ce suc très alcalin dans le pancréas.
Ce phénomène, en plus de diminuer drastiquement la capacité digestive, cause une détérioration des tissus pancréatiques. Cela peut conduire à des pancréatites, des cancer du pancréas ou encore du diabète de type 1 (destruction des cellules produisant de l’insuline).
Prendre soin du pancréas
Prendre en compte le versant émotionnel présenté plus haut fait partie du processus.
Renforcer l’acidité gastrique, comme décrit dans le chapitre concernant l’estomac, sera essentiel.
Avoir une nutrition correcte est capital, afin que le pancréas dispose de tous les éléments nécessaires à la productions de ses enzymes, suc alcalins et hormones.
Chez les personnes dont le pancréas est en insuffisance majeure, la prise d’enzymes pancréatiques en complémentation est obligatoire, pour pouvoir assurer la digestion, et nourrir correctement l’organisme, afin que le pancréas puisse récupérer et relancer sa propre production (cela est valable dans le cas d’un suivit de protocole global).
Comme pour les calculs biliaires, la consommation de jus de légumes maison, de fruits et de crudités apportera des nutriments qui participeront à la décomposition progressive des calculs.
Une surveillance médicale est fortement conseillée.
5- Intestin grêle et microbiote
La paroi de l’intestin grêle produit des enzymes digestives qui vont finaliser la digestion, le gros du travail étant réalisé en amont. Elles découpent les petits éléments restant en éléments simples qui pourront enfin être assimilés.
Elle joue également le rôle de barrière physique, absorbant les nutriments provenant de la digestion, et empêchant aux aliments mal digérés, toxines, ou autres débris, d’entrer dans l’organisme.
Pour être fonctionnelle, la paroi intestinale à besoin d’une nutrition adaptée, riche en protéines (dont le collagène) et en graisses animales, ainsi que d’un microbiote équilibré.
A ce sujet, consulter les articles suivants :
Soigner l’intestin
Le cataplasme d’huile de ricin sur le ventre, additionné d’une bouillotte permet d’accroître l’activité du système immunitaire dans cette zone, participant au nettoyage.
Le fait d’avoir un péristaltisme intestinal correct ainsi qu’un CMM (complexe moteur migrant) non perturbé favorise la santé de l’intestin.
Le Complexe Moteur Migrant (CMM) est une onde de contraction des muscles entourant l’intestin, qui permet de faire avancer, vers la sortie, tout ce qui s’y trouve. Aliments mal digérés, cellules mortes et populations bactériennes (il a donc un rôle dans l’équilibre du microbiote).
Le cycle dure environ 90 à 120 minutes et se répète tant que l’on ne remange pas.
Il est interrompu par les prises alimentaires (éviter le grignotage) et perturbé par le stress chronique, la dysbiose, le diabète et l’hypothyroïdie.
Les aliments qui nourrissent la paroi intestinale sont les produits animaux gras, viande grasses, bouillon de viande, bouillon d’os (lorsqu’il est toléré), poisson gras, jaune d’œuf, beurre, ghee ou crème fermentée, ainsi que l’huile de coco dans le royaume végétal.
Les fibres des fruits et légumes servent de prébiotiques (elle nourrissent les bactéries bénéfiques).
Les aliments fermentés, légumes et jus lactofermentés, kéfir de lait cru, yaourt maison, permettent un apport en probiotiques naturel.
Les jus maison de légumes verts, participent au transit et au nettoyage de l’intestin. Le jus de betterave ayant une puissante action sur le foie, peut accélérer le transit, (ou faire vomir si on abuse sur la quantité).
6- Le côlon
C’est le gros intestin qui contient la plus grande partie des micro-organismes composant le microbiote intestinal. Elles fermentent les fibres insolubles, et produisent certaines vitamines, dont la vitamine K2.
Ce microbiote joue également un rôle important dans l’immunité, en particulier au niveau de la production des lymphocytes T régulateurs, chargés de réguler l’intensité de la réponse immunitaire (un point à considérer dans les maladies auto-immunes).
Le côlon réabsorbe l’eau présente dans les selles ainsi que de nombreux électrolytes qui s’y trouvent (sodium, potassium, chlorure). Si le transit est trop rapide, cette réabsorption est compromise. Cela devient problématique en cas de chronicité.
La constipation chronique favorise l’inflammation de la muqueuse, la prolifération d’une flore pathogène, et le risque d’auto-intoxication, lorsque des toxines qui auraient du être éliminées par les selles, traversent de nouveau la paroi intestinale dégradée.
La stagnation de matière expose au risque de compaction fécale. Des selles vont se coller à la paroi de l’intestin et y rester pour une durée prolongée.
Soigner son côlon
Les techniques de lavement et d’hydrothérapie du côlon permettent d’évacuer les selles qui seraient restées coincées dans le côlon.
Les lavements peuvent aussi être un soutient en cas de constipation chronique, en parallèle d’un travail sur les causes profondes.
Il est également possible de réaliser des lavements en ajoutant des probiotiques dans l’eau, afin de réensemencer le microbiote.
En cas de constipation, de nombreux leviers naturels sont à votre disposition, décrits dans cet article : La constipation.
Les conseils proposés pour l’intestin grêle dans le paragraphe précédent, sont également valables pour le côlon.
