Dysbiose et Intestin

1- Dysbiose définition :

Le microbiote intestinal correspond aux micro-organismes qui vivent dans notre intestin. On y retrouve diverses espèces de bactéries, levures, virus…

On parle de dysbiose lorsque l’équilibre entre ces populations est rompu. Ce peut être la prolifération incontrôlée d’une espèce à tel point qu’elle devienne pathologique (c’est le cas du Candida Albicans).
Ça peut aussi être l’implantation d’une micro-organisme étranger au microbiote et pathogène, qui se développe car le milieu intestinal lui est favorable.

2- Rôle ordinaire du microbiote

Un microbiote sain réalise de multiples fonctions capitales pour la santé.
Il permet un renouvellement régulier des cellules de la muqueuse intestinale, participe à la digestion, produit des nutriments, recycle les hormones, assiste le système immunitaire, nous protèges des éléments toxiques, produits chimiques et métaux lourds.

Plus de détails dans cet article : Le microbiote intestinal.

3- Les causes de la dysbiose :

Il existe 3 facteurs principaux causant l’apparition ou l’aggravation d’une dysbiose.

Le premier facteur est la prise d’antibiotiques.

Ceux ci n’étant pas spécifiques, ils détruisent également la flore bénéfique présente dans l’intestin.
Le problème vient du fait que la flore pathogène est plus rapide pour coloniser l’intestin, prenant alors l’ascendant sur la flore bénéfique.

Chaque traitement antibiotique aggrave la situation affaiblissant ainsi la santé générale de l’individu.

Le second facteur est le stress.

La production de cortisol (hormone produite ne réponse au stress) favorise le développement de certaines bactéries pathogènes. De plus, les stress affaibli le système immunitaire, qui aura plus de mal à réguler la flore intestinale.
Un manque de sommeil ou des émotions intenses sont vécus comme un stress pour l’organisme et peuvent avoir une influence négative sur le microbiote.

Le troisième facteur est l’alimentation.

C’est le plus important, car il est effectif tout au long de la vie.

En effet le microbiote se nourri de ce qui se trouve dans notre intestin, autrement dit les aliments plus ou moins bien digérés.

La qualité de la digestion est l’un des points essentiels. En effet, des aliments mal digérés se retrouvant dans l’intestin ne peuvent être absorbés par la paroi intestinale. Ils sont alors décomposés par des micro-organismes et autres parasites, venu faire le ménage. Les conditions leur étant favorables, ils vont se reproduire et créer un déséquilibre dans le microbiote.

La type d’aliment consommé est évidement le point crucial. Les habitants de l’intestin ont tous leur nourriture de prédilection, celle qui permet leur survie et leur reproduction.
Aussi, si l’on consomme des aliments favorables au développement de la flore pathogène, celle-ci gagnera en importance, et les symptômes associés apparaîtront ou s’aggraveront.

Les aliments incriminés sont les suivants :

– aliments industriels transformés, dont sodas,

– huiles végétales raffinées (simplement toxiques),

– Sucre : blanc, roux, de coco, sirop d’agave, etc. et les produits qui en contiennent,

– Féculents : pain, pâtes, céréales, quinoa, légumineuses (sauf lentilles et haricot de Lima), pomme de terre, patate douce, etc. (article au sujet des féculents ici),

– Laitages du commerce : le lactose est problématique mais aussi la transformation du lait (pasteurisation, UHT, homogénéisation, animaux en mauvaise santé et mal nourris…).

Facteur supplémentaire  : la constipation.

Elle peut être la cause tout comme la conséquence d’une dysbiose. Dans tout les cas, la stagnation des selles dans l’intestin favorise la dysbiose et participe à la dégradation de la muqueuse intestinale.
Un article dédié au sujet est disponible ici.

4- Dysbiose et intestin

La flore pathogène produit des toxines en permanence. Elle consomme les aliments qu’elle trouve dans l’intestin, et rejette des déchets, qui pour nous, sont des toxines.

Ces toxines participent à l’inflammation de l’intestin et à la dégradation de la muqueuse intestinale.

D’autre part, la flore pathogène ne remplit pas le rôle de nourrir les cellules de la paroi intestinale, qui ne parviennent plus à se renouveler assez rapidement pour conserver leur efficacité.

Ces deux éléments entrainnent un accroissement de la porosité intestinale. Le rôle de barrière de la paroi n’est plus assuré efficacement.

En conséquence, les toxines produites par la flore pathogène passent dans le sang qui les conduit dans tout l’organisme, causant des symptômes divers.
De plus, la capacité d’assimilation des nutriments est affaiblie, ainsi que la production de nutriments par la flore bénéfique, qui se retrouve en sous effectif. Cela qui peut conduire à de multiples carences.

5- Conséquences générales :

La combinaison Dysbiose + Porosité intestinale peut avoir de nombreuses conséquences sur la santé. Voici quelques éléments de compréhension.

La dysbiose participe à l’apparition de nombreux troubles digestifs, dont le reflux gastrique (ici la dysbiose s’invite dans l’estomac dont l’acidité est insuffisante) ou la constipation (stagnation de matière fécale + porosité intestinale = problème).

Le système immunitaire se trouve en état d’alerte permanente car un flot de toxines en provenance de l’intestin arrive en continu, quelles soient produites par la flore pathogène, proviennent de l’alimentation ou de bactéries mortes.

En conséquence, la réponse immunitaire se dérègle et peut donner lieu à de nombreuses allergies, en particulier aux allergies alimentaires.

Autre point non négligeable, un système immunitaire débordé est beaucoup moins efficace pour assure la protection de l’organisme.

La toxémie sanguine augmente, car c’est le principalement le sang qui récupère ce qui provient de l’intestin. L’endothélium, la paroi interne des vaisseaux sanguins fait donc face à une agression régulière, qui favorise l’apparition de maladies vasculaires.

Le sang en provenance des intestin est directement conduit vers le foie pour qu’il y soit filtré une première fois. Le foie doit donc faire face à un afflux conséquent de toxines, ce qui le sollicite énormément.
De ce fait il est moins disponible pour effectuer les dizaines d’autres tâches dont il est le responsable, comme le recyclage des hormones ou la neutralisation des toxines provenant d’ailleurs que l’intestin.

En quittant le foie, le sang passe par le coeur puis se dirige vers les poumons. L’arrivée massive de toxines en provenance de l’intestin, que le foie ne peut pas neutraliser en totalité, vas agresser la fine paroi qui sépare le sang de l’air présent dans les poumons.
La réaction classique est l’asthme. Le corps ferme temporairement quelques alvéoles pulmonaires dont la paroi est agressée, afin de pour les réparer tranquillement. Mais si l’on entrave cela avec des bronchodilatateurs, alors la réparation ne peut pas avoir lieu et le phénomène se reproduira plus tard, de manière plus importante.
Sur le long terme, ce mécanisme peut entrainner de graves altération des poumons.

La charge toxémique provenant de l’intestin et transportée par le sang arrive également au cerveau. Ici les toxines et neurotransmetteurs produits par la flore pathogène peuvent altérer le fonctionnement cérébral classique.
On parle alors de trouble dys-, de difficultés de concentration, de brouillard mental, et cela peut aller jusqu’à la dépression, la schizophrénie ou les troubles du spectre autistique.

Cette entrée massive et continue de toxines via l’intestin joue un rôle majeur, voire central, dans toutes les pathologies inflammatoires chroniques, qu’elles soient articulaires, musculaires, cérébrales ou diffuses.

On sait également que les maladies auto-immunes trouvent leur origine dans l’intestin (et au niveau émotionnel : auto-destruction), le mécanisme sous-jacent étant la dysbiose associée à la porosité intestinale.
Article détaillé sur les maladies auto-immunes ici. (à venir)

La flore saine se retrouvant minoritaire, sont rôle dans le recyclage hormonal n’est plus aussi bien rempli et cela peut être à l’origine de divers déséquilibres hormonaux (tout comme la prise de contraceptif hormonaux, qui ont par dessus le marche un effet défavorable sur le microbiote).

6- Conclusion

Le microbiote joue une rôle central dans notre santé. Il existe de nombreux moyen d’en prendre soin, en modifiant son hygiène de vie, sa relation au stress, son alimentation, etc.
Le protocole GAPS auquel je suis formé, est particulièrement efficace pour cela.

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