Le corps fonctionne par priorités. Et ces priorités sont dictées par l’intelligence du vivant.
La fonction de détoxification par exemple, bien que capitale pour la survie à long terme, n’est pas prioritaire sur d’autres fonctions plus vitales à très court terme, notamment la digestion, l’activité mentale et l’activité physique.
Cette logique, c’est ce que l’on appelle la loi de dérivation de l’énergie vitale.
La loi de dérivation de l’énergie vitale
Cette loi s’appuie sur les éléments suivants :
– L’organisme répartit l’énergie dont il dispose par ordre de priorité, un peu comme un budget.
– Les réserves d’énergie dont dispose le corps sont limitées.
– Si les besoins dépassent le budget disponible, l’organisme va arbitrer entre les différents postes de dépense.
– Le corps pourvoit en priorité les fonctions vitales à court terme et met les autres en attente.
Sur quelques jours cela peut n’avoir qu’un impact négligeable. Mais dans la durée cela crée une réelle différence. La mise en sommeil de certaines fonctions entrainne à plus ou moins long terme l’apparition de pathologies diverses, aiguës d’abord, puis chroniques.
Les différents postes de dépense énergétique
Les deux principales fonctions, qui sont prioritaires, sont la digestion et l’activité intellectuelle (donc également les ruminations, les pensées déclenchées par les émotions).
Vient ensuite l’activité physique, musculaire, le mouvement, dont le sport.
Et ensuite seulement, s’il reste de l’énergie disponible, ce qui n’est pas forcément le cas, viennent les processus naturels d’autoguérison et de détoxification.
Ce que l’on pourrait appeler la régénération.
Conséquences concrètes
Ce que cela veut dire, très simplement, c’est que si l’on oriente toute notre énergie vers la digestion, avec des repas trop importants, difficiles à digérer (apéro, entrée, plat, fromage, dessert, chocolat), trop fréquents, grignotages… une grande partie de la vitalité va être réquisitionnée.
Car cela s’apparente à une urgence du quotidien. De la nourriture non digérée est considérée comme toxique et le corps veut traiter ce dossier en priorité.
Une monopolisation de la vitalité pour la digestion impacte les autres pôles de dépense énergétique.
Vous l’avez sans doute déjà expérimenté, après un gros repas : envie de faire la sieste, sensation de faiblesse musculaire, fatigue physique, ou difficultés à aligner ses idées (même sans avoir consommé d’alcool).
– Si l’activité mentale est excessive, au travail, sous le stress ou des émotions que l’on n’arrive pas à intégrer, cela mobilise également de l’énergie.
Cela peut impacter la digestion, mais aussi créer de la fatigue physique.
– A un moindre niveau, mais important tout de même, l’activité physique. Que ce soit au travail ou en séance de sport, si vous dépassez vos capacités, vous ressentez cet épuisement, qui est non seulement physique mais aussi mental.
Et bien entendu cela peut aussi impacter la digestion.
Elle reste une priorité pour l’organisme car c’est l’activité musculaire qui vous permet de fuir ou de faire face dans une situation de danger (réel ou perçu).
Et le stress dans tout ça ?
Et bien le stress cause également une grande dépense énergétique car c’est un signal d’alarme qui met le corps en mode action, pour faire face à la menace (réelle ou perçue, ici aussi).
Le corps mobilise donc ses ressources pour sa survie immédiate.
Vous imaginez bien que dans un tel contexte, la détox et la régénération ne sont même pas un sujet.
Et donc, la détoxification et les processus de régénération, sont les grands oubliés, les derniers dans l’ordre des priorités des dépenses énergétiques.
Effectivement pour pouvoir se régénérer, l’organisme doit se sentir en sécurité et avoir été correctement nourri. Logique non ?
Si l’on veut favoriser la mise en action des processus d’autoguérison naturels du corps humain, il faut tenir compte de cette Loi de dérivation de l’énergie vitale.
Repérez les dépenses énergétiques superflues, les fuites ou les excès, au sein de vos habitudes de vie, mettez en place les changements nécessaires et laissez faire la vie.
Cela explique pourquoi, alors que le corps humain dispose de facultés d’autoguérison importantes, on ne peut que rarement les constater.
Car notre mode de vie, notre cadre de vie, notre hygiène de vie, ne lui fournissent pas un contexte adapté pour que ces processus puissent s’exprimer.
Ce n’est donc pas qu’ils n’existent pas, c’est simplement que leurs conditions d’expression ne sont pas réunies.
Replacer votre organisme dans les conditions qu’il nécessite pour se régénérer, c’est ce que vous propose la naturopathie.

